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Cultures commerciales d'alimentation

Les cultures agricoles sont à la base de notre alimentation grâce à la biomasse végétale, élaborée au cours de la photosynthèse et soutenue par les agriculteurs qui apportent intrants, travail et machinerie. Cette production agricole peut être mesurée en termes de rendements ou de prix du marché. Certains modes de cultures peuvent avoir des effets néfastes sur d'autres services écosystémiques (perte de biodiversité, érosion, coulées de boues, pollution de l'eau et des sols par des pesticides et engrais, etc.) alors que d'autres types de gestion assurent une fourniture équilibrée de SE.

Description

Cultures de choux - (20150723_133851)

Les cultures commerciales d'alimentation représentent l'ensemble des productions agricoles végétales ou de champignons destinées à être commercialisées sous forme d'aliments pour la consommation humaine.

On y retrouve par exemple les céréales, les betteraves sucrières, les pommes de terre, les légumineuses, la chicorée, les légumes, les fruits, les champignons à finalité commerciale.

Liens avec les typologies de services disponibles :

Processus

L'élaboration de la biomasse végétale par les cultures passe par la photosynthèse. Cette dernière assure la fabrication de sucres via la captation de l'énergie solaire et du dioxyde de carbone (CO2) par les feuilles et de l'eau (cycle de l'eau) du sol par les racines. Elle est complétée par l'absorption de composés atmosphériques et édaphiques, essentiels à la croissance de la plante (cycle des nutriments).

Le cycle des nutriments, décrivant le mouvement des substances assurant l'alimentation au sein des êtres vivants et entre ces derniers et les entités abiotiques, définit la disponibilité en nutriments pour la plante. Ces nutriments proviennent de trois sources :

· L'altération de la roche mère ;

· Les apports atmosphériques (par exemple le dioxyde de carbone) ;

· La décomposition et la minéralisation de la matière organique, sources les plus importantes de nutriments pour les végétaux, assurant la fertilité des sols.

Le cycle de l'eau décrit le mouvement de l'eau entre les êtres vivants et les entités abiotiques. Durant ce cycle, l'eau est rendue disponible pour les plantes grâce aux précipitations qui s'infiltrent dans le sol.

Processus_biomasse_végétale

La production de biomasse est facilitée par les interactions entre la plante et les autres êtres vivants (ex. la pollinisation qui assure la production des fruits) ou les symbioses qui facilitent le prélèvement des nutriments (ex. les mycorhizes).

Quant aux champignons, leur biomasse se constitue grâce au prélèvement des nutriments et plus particulièrement de la matière organique et de l'eau dans les sols.

Les agriculteurs cultivent des plantes et champignons domestiqués et sélectionnés pour les besoins humains (ex. augmentation du contenu en protéines, huile ou amidon de certaines cultures). Les agriculteurs soutiennent la croissance des végétaux et des champignons en apportant des intrants (ex. les engrais minéraux ou organiques, eau et pesticides), du travail (ex. le labour) et de l'énergie (ex. les tracteurs). Enfin, Ils assurent la récolte des cultures ainsi que leur commercialisation, le plus souvent via les grossistes ou commerçants qui les vendent aux consommateurs ou aux industries se chargeant de leur transformation.

Cultures en buttesCultures destinées à la production intensive
Cultures arborées, vergers et pépinières

Bénéfices et impacts

L'être humain se nourrit de ces cultures, lui apportant énergie et nutriments dont il a besoin pour vivre. La nutrition apporte ainsi de nombreux bénéfices : développement mental et physique, réduction des risques de maladies et de mortalité (ex. propriétés anti-inflammatoires, antibiotiques ou anti-oxydantes de certains aliments), etc. assurant une vie active, saine et productive. La nourriture revêt aussi un aspect socio-culturel : rituels sociaux et religieux, plaisir de bien manger, activités sociales autour d'un repas, etc.

Par ailleurs, les propriétaires fonciers, les agriculteurs, les grossistes, les commerçants et les industries en tirent d'autres bénéfices : activité professionnelle, entretien de relations sociales, revenus économiques, etc.

Indicateurs et évaluation

En cours d'élaboration

Synergies et antagonismes

Ce service de production interagit avec de nombreux autres services. En fonction des modes de gestion appliqués à la culture, ces interactions peuvent être positives ou négatives.

La fertilisation et l'usage de pesticides peuvent polluer l'air, l'eau et les sols, impactant ainsi les services « bioremédiation des sols pollués », « purification et d'oxygénation de l'eau » et « capture des poussières, des produits chimiques et des odeurs ». D'autres pratiques telles que certains travaux du sol ou leur mise à nu peuvent avoir des effets néfastes sur les sols en modifiant leur structure, en favorisant leur érosion, etc. (antagonismes avec les services de régulation « contrôle de l'érosion » et « processus d'altération, de décomposition et de fixation des sols »). L'uniformisation de certains paysages agricoles peuvent également limiter leur attrait (antagonismes avec les services culturels).

Par contre, d'autres pratiques agricoles peuvent développer ce service de production alimentaire en synergie avec d'autres services écosystémiques. Par exemple, les mesures agri-environnementales favorisent le service « pollinisation » à travers les bandes fleuries ou les prairies naturelles, le service « animaux sauvages terrestres » par les bandes faunes ou les haies ou encore le service « contrôle de l'érosion » par les tournières enherbées ou la couverture hivernale du sol. D'autres types d'agriculture tels que l'agriculture biologique, la permaculture, etc. tentent de diversifier le paysage agricole afin d'y amener de la biodiversité, et de favoriser les services de régulation soutenant la production agricole (« pollinisation », « contrôle biologique », « maintien du cycle hydrologique et des flux d'eau », « maintien des habitats tout au long du cycle de vie des espèces », « processus d'altération, de décomposition et de fixation des sols », « protection contre l'érosion ») tout en limitant les pollutions du sol, de l'eau et de l'air (synergies avec les SE « purification et oxygénation de l'eau », « bioremédiation des sols pollués » et « capture des poussières, des produits chimiques et des odeurs »). Toutes ces mesures peuvent également rendre plus attrayants les paysages agricoles et ainsi promouvoir les services culturels.