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Arbres et résidus ligneux à des fins énergétiques

Le bois est souvent utilisé comme matériau que ce soit pour la construction, l'ameublement, la pâte à papier, etc. Néanmoins, il peut également être employé comme source d'énergie que ce soit sous forme de chaleur ou d'électricité en brûlant sa biomasse ligneuse, élaborée au cours de la photosynthèse. Ce service peut être mesuré par divers indicateurs : volume de bois de feu sur pied (valeur biophysique), demande et consommation du bois énergie (valeur sociale) ou prix sur le marché de cette forme d'énergie (valeur économique). La gestion forestière peut moduler l'impact de ce service sur les autres.

Description

Ce service comprend l'ensemble du bois coupé en buches, en quartiers, déchiqueté en plaquettes ou compacté en pellets et destiné à être brûlé ou transformé en charbon de bois. Ce bois fournira de la chaleur à travers sa combustion. Ce bois peut également être gazéifié et puis transformé en chaleur ou électricité par des turbines, chaudières, ou moteurs à combustion interne.

On y retrouve le bois de chauffage, les pellets, les taillis, etc.

Liens avec les typologies de services disponibles :

Processus

Les arbres fabriquent leur bois au cours de la photosynthèse. Cette dernière assure la fabrication de sucres via la captation de l'énergie solaire et du dioxyde de carbone (CO2) par les feuilles et de l'eau (cycle de l'eau) du sol par les racines. Elle est complétée par l'absorption de composés atmosphériques et édaphiques, essentiels à la croissance de la plante (cycle des nutriments).

Le cycle des nutriments, décrivant le mouvement des substances assurant l'alimentation au sein des êtres vivants et entre ces derniers et les entités abiotiques, définit la disponibilité en nutriments pour la plante. Ces nutriments proviennent de trois sources :

· L'altération de la roche mère ;

· Les apports atmosphériques (par exemple le dioxyde de carbone) ;

· La décomposition et la minéralisation de la matière organique, sources les plus importantes de nutriments pour les végétaux, assurant la fertilité des sols.

Le cycle de l'eau décrit le mouvement de l'eau entre les êtres vivants et les entités abiotiques. Durant ce cycle, l'eau est rendue disponible pour les plantes grâce aux précipitations qui s'infiltrent dans le sol.

Processus_biomasse_ligneuse

Cette production de biomasse est facilitée par les interactions de l'arbre avec les autres êtres vivants (ex. pollinisateurs) ou les symbioses qui facilitent le prélèvement des nutriments (par exemple grâce aux mycorhizes).

L'être humain intervient plus au moins sur la croissance de l'arbre par diverses opérations sylvicoles plus au moins mécanisées : sélection des espèces, plantation, élagage, détourage, éclaircie, etc. Il en assure la récolte, la mise en vente et la transformation.

Bénéfices et impacts

La combustion du bois procure de l'énergie aux êtres humains. En Wallonie, cette combustion sert directement à chauffer les habitations et autres bâtiments et dans une moindre mesure à cuire la nourriture. Cela procure un certain confort de vie aux populations humaines.

La gazéification des matériaux ligneux assure également la production d'électricité. Cette énergie permet le fonctionnement de l'ensemble des appareils électriques. Les industries peuvent aussi l'utiliser comme source d'énergie pour réaliser leurs activités.

Le bois est également source d'activité professionnelle, de relations sociales, de revenus économiques pour les propriétaires fonciers, les gestionnaires forestiers et industries forestières.

Indicateurs et évaluation

En cours d'élaboration

Synergies et antagonismes

La gestion forestière peut influencer d'autres services écosystémiques.

D'une part, certaines pratiques peuvent avoir des effets néfastes sur d'autres services : la mécanisation des travaux sylvicoles peut entraîner une compaction des sols (antagonisme avec les services « processus d'altération, de fixation et de décomposition des sols » et « maintien du cycle hydrologique et des flux d'eau »), les coupes à blanc peuvent perturber le cycle de l'eau, des nutriments et la biodiversité (antagonisme avec les SE « maintien du cycle hydrologique et des flux d'eau », « maintien des habitats tout au long du cycle de vie des espèces » et « processus d'altération, de décomposition et de fixation des sols »), la plantation d'essences ou de cultivars exotiques monospécifiques peut augmenter la sensibilité aux ravageurs (antagonisme avec le SE « contrôle biologique ») et diminuer l'attrait pour les SE culturels.

D'autre part, d'autres modes de gestion forestiers peuvent favoriser certains services écosystémiques : les aménagements fauniques peuvent aider à maintenir les populations de gibier (synergie avec le SE « animaux sauvages terrestres »), les mesures pour la biodiversité (ex. le bois mort et/ou les gros bois laissés en forêt) peuvent augmenter l'attrait des massifs forestiers pour les services culturels, le débardage par les chevaux de trait peut limiter la compaction des sols (synergie avec les SE « processus d'altération, de fixation et de décomposition des sols » et « maintien du cycle hydrologique et des flux d'eau »). Par ailleurs, la gestion multifonctionnelle des forêts peut permettre de concilier le service de production de bois aux services culturels et aux services de régulation tels que « la protection contre les inondations », le « contrôle biologique », la « régulation du climat », « la purification et l'oxygénation de l'eau » et le « capture des poussières, des produits chimiques et des odeurs ».

La combustion du bois peut également impacter d'autres services en rejetant des particules fines dans l'atmosphère (antagonisme avec le SE « capture des poussières, des produits chimiques et des odeurs ») ou en limitant le temps de séquestration du carbone dans la matière ligneuse (SE « régulation du climat global par réduction des émissions de gaz à effet de serre »). Toutefois, la combustion de bois reste préférable à celle des énergies fossiles en termes de mitigation du changement climatique.