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Bioremédiation des sols pollués

Les écosystèmes (y compris le sol) et les êtres vivants qui les constituent interviennent dans la dépollution des sols en stockant, diluant, filtrant et dégradant les polluants. Ces phénomènes peuvent être mesurés de plusieurs manières : respiration microbienne, quantité de polluants séquestrés dans les végétaux ou perception de la qualité des sols. Ce service, en modulant la qualité des sols, influence d'autres services qui y sont liés : le sol peut jouer un rôle de filtre physique vis-à-vis des eaux d'infiltration ou participer à la biodégradation de certains polluants atmosphériques.

Description

Les écosystèmes (y compris le sol) interviennent dans la dépollution des sols en captant, diluant, filtrant et stockant certains polluants. Quant aux microorganismes édaphiques, ils participent à la dégradation de ces polluants grâce à leur activité biologique.

Liens avec les typologies de services disponibles :

Processus

Certains processus au sein des écosystèmes réduisent la concentration de substances nuisibles à l'être humain de manière directe ou indirecte. L'aptitude des écosystèmes à détoxifier, traiter ou séquestrer ces polluants dépend à la fois des propriétés de ces derniers et de l'écosystème en question.

Certains processus rendent les polluants moins toxiques :

· La dégradation microbienne : les microorganismes du sol consomment les polluants organiques ;

· La séquestration par les écosystèmes : rétention des polluants dans la matière organique du sol qui est ensuite ingérée par les vers de terre en même temps que la microflore qui en assure la digestion ; prélèvement des composés polluants par le système racinaire des plantes qui vont ensuite les métaboliser.

D'autres processus déplacent et réduisent la concentration des polluants :

· L'absorption biologique et la concentration dans les niveaux trophiques : prélèvement des polluants par le système racinaire des plantes qui les accumulent ensuite dans leurs tissus et qui, une fois consommés par d'autres vivants, s'accumuleront dans les tissus de ces consommateurs ;

· La bioturbation : les racines et la faune en se déplaçant dans le sol créent des agrégats de particules de sol ou des pores de différentes tailles et formes (ex. galeries, terriers et cavités) assurant la rétention ou le déplacement des polluants dans le sol notamment à travers le lessivage ;

· L'érosion des sols ;

· La dilution des polluants dans les écosystèmes.

L'être humain peut mobiliser certains de ces processus dans la remédiation de sols pollués en favorisant l'activité des microorganismes par modification des conditions environnementales (ex. température ou humidité) pour les rendre optimales ou en apportant des microorganismes sur le site pour en augmenter le nombre.

Ce service n'est pas lié à un type de milieu en particulier. Il dépend plutôt des conditions du milieu : type de sols (pH, drainage, texture, structure, teneur en matière organique, etc.), du couvert végétal, température, humidité, etc. ainsi que des polluants (leur nature, concentration dans les sols, etc.).

Bénéfices et impacts

Ce service assure le maintien d'une certaine qualité des sols, nécessaire au développement végétal à la base des services de production de nourriture, de matériaux et d'énergie.

Il limite également l'exposition des êtres humains à certaines substances toxiques et garantit ainsi leur santé.

Indicateurs et évaluation

En cours d'élaboration

Synergies et antagonismes

Ce service, en modulant la qualité des sols, influence d'autres services qui y sont liés.

Ce SE peut modifier la croissance végétale, impactant ainsi tous les services de production de nourriture, de matériaux et d'énergie à partir de biomasse végétale.

En outre, il peut avoir un impact sur les conditions physiques, chimiques et biologiques du sol (SE « processus d'altération, de décomposition et de fixation des sols »), modifiant ainsi sa capacité physique à filtrer les eaux d'infiltration (SE « purification et oxygénation de l'eau souterraine »), son potentiel de biodégradation de certains polluants atmosphériques (SE « capture des poussières, des produits chimiques et des odeurs »), sa capacité d'infiltration des eaux de ruissellement (SE « protection contre les inondations » et « protection contre l'érosion »).